Quand c’est la vie qui est en jeu... |
Interview |
Q: La maintenance biomédicale étant votre activité principale, pourriez vous nous en parler? R: La mission de la maintenance biomédicale est de mettre à la disposition des services de soins des dispositifs médicaux maintenus en parfait état de fonctionnement, c'est-à-dire aux niveaux de performance et de sécurité initialisés par les constructeurs respectifs. Q: Vous parlez de sécurité, les dispositifs médicaux présentent ils donc un certain danger? R: Effectivement, certains dispositifs médicaux sont dits invasifs c’est-à-dire qu’ils agissent directement sur le patient l’exposant ainsi à des risques qu’il faut maîtriser. D’autres appareils, de par les technologies mises en œuvre, doivent également être sécurisés vis-à-vis des opérateurs ou de l’environnement. Enfin, les appareils de diagnostic risquent aussi de compromettre la guérison du malade en cas de mesures erronées. Tous ces facteurs sont pris en compte dans les consignes d’utilisation et les protocoles de maintenance du constructeur qu’il faut en conséquence respecter à la lettre. Pour les mêmes raisons, des catégories de dispositifs médicaux sont soumises à des réglementations en particulier l’obligation de maintenance. Q: Concrètement, quels services offrez vous ? R: Outre la maintenance préventive, nous faisons aussi de la maintenance curative; nous avons le savoir faire nécessaire; en plus, nous avons plusieurs contacts concernant la fourniture en pièces détachées d’origine. Le cas échéant, nous pouvons procéder à un développement de solutions spécifiques. Par ailleurs, nous avons une longue expérience continuellement mise à jour par une veille technologique pour donner des conseils de façon bénéfique sur les projets d’équipement. Nous pouvons fournir nous-mêmes les appareils de ces projets, les installer et les mettre en service. Q: Et donc, évidemment, vous vous occupez aussi du service après-vente? R: Bien sûr, et vous savez que le service après-vente ne doit pas se limiter à la maintenance du dispositif médical; la formation de l’utilisateur est tout aussi importante, que ce soit au moment de l’installation que tout au long de l’exploitation; l’oubli des possibilités intéressantes du matériel ainsi que la banalisation des dangers potentiels apparaissent avec l’usage quotidien. Dans ce second cas, au lieu du terme « formation », « information » ou « communication » ou « suivi » paraissent plus appropriés. Q: Ce dernier service est il réservé à ceux qui ont acheté chez vous? R: Non, bien sûr. Pour le bien de l’entreprise, toute activité potentielle doit être exploitée. Ce volet « Formation » est en cours de mise en place et cible non seulement les utilisateurs et mainteneurs, mais aussi commerciaux, étudiants, etc… Q: En parlant d’étudiant, que faut il pour réussir en maintenance biomédicale? R: La maintenance biomédicale nécessite une très large culture scientifique. Il faut aimer surtout l’électronique mais aussi la mécanique, la pneumatique, l’optique, en fait la physique en général et aussi la chimie. Par ailleurs, pour comprendre les desseins des appareils et les problèmes des utilisateurs, il faut aller aussi loin que possible dans l’étude des bases de la biochimie, de l’hématologie, de la bactériologie, de l’immunologie en plus des fonctions fondamentales du corps humain. Enfin, l’informatique est incontournable surtout l’informatique orientée systèmes, réseaux, base de données, etc… Comme qualité morale, il faut un sens aigu du raisonnement. Q: La science et la technique constituent donc l’attrait de ce métier? R: Le travail manuel aussi, pour quelqu’un qui aime ça, mais il faut être soigneux et habile; il y a beaucoup de composants miniatures et fragiles dans le domaine. Q: Travail manuel ne rejoint il pas bricolage? R: Il y a bricolage et bricolage, il y a des bricolages qui tiennent jusqu’à la solution définitive pérenne. Néanmoins, il y a des limites. Ces limites sont fixées par la sécurité dans laquelle doivent rester le patient, l’utilisateur et/ou l’environnement. La sécurité n’est pas négociable, cela veut dire qu’il y a des moments où le client doit immobiliser sa machine en attendant la pièce adéquate ou même la réformer. Q: Durant vos années de pratique, y a-t-il eu une évolution dans le domaine? R: Oui, l’époque héroïque où le diagnostic d’une panne descendait au niveau composant est révolue. Avec la technologie de pointe, le dépannage consiste maintenant à changer en entier un module ou une carte électronique. C’est moins difficile mais plus onéreux. Par ailleurs, toute une structure bien organisée a été conçue autour de la maintenance; des vocables sont nés et d’autres ont pris des sens plus austères: contrôle qualité, traçabilité, non-conformité, métrologie, normes, matériovigilance, réglementation, G.M.A.O... Q: Qu’est ce que c’est la G.M.A.O. ? R: Une G.M.A.O. est un logiciel de Gestion de la Maintenance Assistée par Ordinateur. D’ailleurs, nous en avons écrit une; le développement de logiciels dans les milieux de la maintenance et de la santé est un autre volet de nos activités.
|
Nos coordonnées:
SAÏNA Adresse postale: Logement 200 Cité Ambohipo, 101 Antananarivo Local de liaison: Ampandrana En face Pharmacie Antananarivo 101 Madagascar
mails: infos@saina-madagascar.com services@saina-madagascar.com Banque: CA BNI Madagascar Ankorondrano 101 Antananarivo RIB: 00005 00007 26332720100 60 NIF: 4000139530 STAT 464496/11/2005/0/10140
Direction: Mme Nambinina Andrianaliharimino tél: 00 261 34 04 178 15 naliharimino@saina-madagascar.com
Service technique: Bruno Andriatsarafara tél: 00 261 34 04 040 48 abruno@saina-madagascar.com
|
Savez vous que...
Dans tous les analyseurs où il y a prélèvement sur échantillons de sérum ou de sang entier, une mauvaise aspiration entraîne des faux négatifs qui passent inaperçus vu qu’ils sortent « normaux ». Les résultats rendus faux-négatifs sont très graves. Le changement périodique et systématique des joints de seringues ou de pompes est impératif. |
Le Vitros: du solide comme chimie |
Quelques appareils de notre compétence... |
Notre logo |
Notre logo symbolise à la fois l’empreinte d’une clé allen, outil professionnel d’un agent de maintenance, et la liaison inter-composants d’une molécule complexe de protéine sans quoi la vie n’aurait pas eu lieu. |